Pierre AVRIL - Enchantement et désenchantement constitutionnels sous la Ve République
Pouvoirs n°126 - La Ve République - septembre 2008 - p.5-16
Une illusion domine notre histoire constitutionnelle depuis 1789, qui
reprend à sa manière le fameux titre d’Austin : Quand dire, c’est faire.
Il s’en est suivi une succession d’enthousiasmes et de déceptions dont la
Ve République fournit un condensé instructif. Cette expérience a d’abord
été une leçon de réalisme constitutionnel en mettant en évidence la nature
politique du droit qu’édictent les textes et les limites d’une approche exclusivement
juridique. Inversement, si l’instauration d’un contrôle juridictionnel
a fait progresser l’État de droit, sa pratique en a aussi révélé les
effets pervers avec la multiplication des révisions et la banalisation de la
Constitution, qu’amplifie désormais la subordination à l’ordre européen.
Abstract
Pour citer cet article : http://www.revue-pouvoirs.fr/Introduction.html
Pierre AVRIL - Un homme, une voix ?
Pouvoirs n°120 - Voter - janvier 2007 - p.123-132
Le principe « un homme, une voix » implique à la fois l’universalité du suffrage
et son égalité. La répartition géographique actuelle des députés viole
manifestement la règle fixée par le Conseil constitutionnel suivant laquelle
le découpage des circonscriptions doit se faire « sur des bases essentiellement
démographiques » sans que cette méconnaissance puisse être sanctionnée.
Abstract
Pour citer cet article : http://www.revue-pouvoirs.fr/Un-homme-une-voix.html
Pierre AVRIL - Qui fait la loi ?
Pouvoirs n°114 - La loi - septembre 2005 - p.89-99
Pour s’en tenir aux acteurs institutionnels (dont l’intervention est souvent
provoquée par d’autres, mais qui sont les « fabricants » de la loi), le Parlement
n’exerce pas seul le pouvoir législatif (il ne l’a jamais exercé seul),
mais son rôle est beaucoup plus actif qu’on ne le répète. Plutôt que du
Parlement, mieux vaut d’ailleurs parler de la majorité gouvernementale et
des commissions des assemblées, interlocutrices du gouvernement qui détient,
certes, un quasi-monopole de l’initiative efficace, mais qui ne peut mener à
bien cette dernière sans le concours de ces associés.
Abstract
Pour citer cet article : http://www.revue-pouvoirs.fr/Qui-fait-la-loi.html
- Pierre AVRIL, Jean GICQUEL - Chronique consitutionnelle française
La chronique constitutionnelle française est disponible ici
Pour citer cet article : http://www.revue-pouvoirs.fr/Pierre-AVRIL-Jean-GICQUEL.html
Pierre AVRIL - Diriger le gouvernement
Pouvoirs n°83 - Le Premier ministre - novembre 1997 - p.31-40
Les structures administrativo-politiques de l’exécutif font de Matignon le
siège du commandement opérationnel de l’appareil étatique et fournissent
au Premier ministre les moyens d’exercer la mission que lui assigne
l’article 21 C. La direction de l’action gouvernementale est cependant soumise
aux interférences de la présidence de la République. Le chef du gouvernement
se trouve placé devant un dilemme qui n’a pu être surmonté que
par la précarité de sa fonction.
Abstract
Pour citer cet article : http://www.revue-pouvoirs.fr/Diriger-le-gouvernement.html
Pierre AVRIL, Jean GICQUEL - La IVe entre deux Républiques
Pouvoirs n°76 - La IVe République - janvier 1996 - p.27-43
L’enchaînement qui va de 1875 à 1958 en passant par 1946 s’inscrit dans une
espèce de dialectique selon laquelle la IVe République n’aurait fait que prolonger
la IIIe à son corps défendant, parce qu’elle n’avait ni voulu ni pu
rompre avec le principe politique de la souveraineté parlementaire (thèse).
Mais elle annonçait, par la réflexion qu’inspira son expérience, ce qui allait
advenir en 1958 dans le perfectionnement du parlementarisme rationalisé
(antithèse). La Ve République se révéla finalement et paradoxalement
comme « une IIIe qui aurait réussi » (synthèse), mais en empruntant des
voies que ses promoteurs n’avaient certainement pas soupçonnées en 1958.
Abstract
Pour citer cet article : http://www.revue-pouvoirs.fr/La-IVe-entre-deux-Republiques.html
Pierre AVRIL - La majorité parlementaire ?
Pouvoirs n°68 - Qui gouverne la France ? - janvier 1994 - p.45-53
Comme en Grande-Bretagne, la majorité reçoit des électeurs le mandat de
soutenir le gouvernement au Parlement, mais elle présente une double particularité.
Elle est moins gouvernante que gouvernée, en raison du rôle
directeur de l’élection présidentielle et des mécanismes du parlementarisme
rationalisé. Elle est d’autre part instrumentalisée, du fait d’une pratique à
sens unique de la séparation des pouvoirs qui assigne à ses membres pour
principale fonction d’assurer l’implantation territoriale nécessaire à la perpétuation
du soutien. Son influence se manifeste de manière négative, par sa
capacité d’empêcher plus que de proposer.
Abstract
Pour citer cet article : http://www.revue-pouvoirs.fr/La-majorite-parlementaire.html
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