Christian BIDÉGARAY - Le principe de responsabilité fondement de la démocratie. Petite promenade dans les allées du "jardin des délices démocratiques"
Pouvoirs n°92 - La responsabilité des gouvernants - janvier 2000 - p.5-16
Pas de pouvoir sans responsabilité : telle est la recette du constitutionnalisme
démocratique. Les gouvernants sont comptables de leurs actes devant les
gouvernés. Inventée sous forme pénale et souvent arbitraire, la responsabilité
des ministres est progressivement devenue politique et réglementée, la
démission remplaçant la décollation. Mais, avec l’apparition de la discipline
partisane et de la « démocratie des partis », les recettes du régime représentatif
ne jouent que marginalement, quand elles ne sont pas annihilées par la
discipline majoritaire ou les dissensions du multipartisme. Responsables,
parfois coupables, les gouvernants semblent bénéficier d’une immunité qui
conduit l’opinion à se tourner vers le juge pour demander des comptes. Mais
une solution judiciaire aux problèmes essentiellement politiques de la
gouvernance n’est pas nécessairement plus efficace. Ni la « démocratie des
partis » ni la « démocratie du public » ne parviennent à ranimer un principe
naguère efficace contre l’absolutisme mais aujourd’hui neutralisé par la
professionnalisation du politique. Trouver une solution politique à la crise
du politique est donc le défi lancé aux démocraties contemporaines.
Abstract
Pour citer cet article : http://www.revue-pouvoirs.fr/Le-principe-de-responsabilite.html
Christian BIDÉGARAY - Le monarque chef religieux
Pouvoirs n°78 - Les monarchies - septembre 1996 - p.55-72
Quel peut être le rôle d’un monarque, chef religieux, à l’aube du
XXIe siècle ? Dans la plupart des cas, il se refuse à défendre un dogmatisme
intransigeant et choisit d’être un symbole oecuménique de la spiritualité.
Parfois, il est obligé d’intervenir directement quand les circonstances en font
un recours moral, seul point de repère pour des populations déboussolées.
Mais il est des cultures comme l’Islam où le roi cumule encore la puissance
politique et l’influence religieuse. Dans tous les cas cependant, la place du roi
ne se comprend qu’au moyen des codes culturels qui régissent ces sociétés.
Elle est donc menacée par le républicanisme et la laïcisation des sociétés.
Abstract
Pour citer cet article : http://www.revue-pouvoirs.fr/Le-monarque-chef-religieux.html
Claude EMERI, Christian BIDEGARAY - Du référendum négatif et des désarrois du comparatisme
Pouvoirs n°77 - Le référendum - avril 1996 - p.62-80
Le caractère totalement disparate des expériences nationales rend impossible
la théorisation comparative du référendum négatif, dont la définition est
d’ailleurs malaisée. Tout au plus peut-on constater que, lorsqu’il est initié par
les gouvernants, il est susceptible d’engager leur responsabilité politique.
Initié par les gouvernés, coalisés en groupes activistes, il permet aux minorités
d’alimenter le dialogue social. Le référendum négatif réintroduit donc
simplement le corps électoral dans un processus normatif complexe.
Abstract
Pour citer cet article : http://www.revue-pouvoirs.fr/Du-referendum-negatif-et-des.html
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