Olivier DUHAMEL - La QPC et les citoyens
Pouvoirs n°137 - La question prioritaire de constitutionnalité - avril 2011 - p.183-191
La question prioritaire de constitutionnalité existe enfin, mais depuis un an
seulement. Trop peu pour apprécier toutes ses conséquences sur le rapport
entre les citoyens et la Constitution. Assez cependant pour que se soient
exprimés deux points de vue contradictoires ici réfutés : celui d’une réforme
considérable pour les citoyens, celui d’un changement dérisoire en réalité.
L’analyse de la procédure suivie devant le Conseil et celle des premières
décisions permet de dresser un premier bilan qui atteste la portée civique de
la QPC, consistante et circonscrite.
Abstract
Pour citer cet article : http://www.revue-pouvoirs.fr/La-QPC-et-les-citoyens.html
Philippe ARDANT, Olivier DUHAMEL, Marc GUILLAUME - La nouvelle Ve République - présentation du numéro
Pouvoirs n°99 - La nouvelle Ve République - novembre 2001 - p.5-6
Pour citer cet article : http://www.revue-pouvoirs.fr/La-nouvelle-Ve-Republique.html
Philippe ARDANT, Olivier DUHAMEL - La dyarchie
Pouvoirs n°91 - La cohabitation - septembre 1999 - p.5-24
Le chemin fut long, les conditions nombreuses pour que la question de la
cohabitation puisse se poser. La comparaison des trois épisodes cohabitationnistes
révèle une grande constante : l’inversion de la dyarchie, la suprématie
du Premier ministre. L’enquête auprès des acteurs confirme cette
constance et en précise les modalités.
Abstract
Pour citer cet article : http://www.revue-pouvoirs.fr/La-dyarchie.html
Olivier DUHAMEL - Chronique - Lettre sur l’Italie - Retour sur la transition : dialogue transfrontalier
Pouvoirs n°90 - L’Inde - septembre 1999 - p.165-168
Pour citer cet article : http://www.revue-pouvoirs.fr/Chronique-Lettre-sur-l-Italie.html
Olivier DUHAMEL - Le référendum - Introduction
Pouvoirs n°77 - Le référendum - avril 1996 - p.5
Les Français aiment débattre du référendum. Les uns chantent ses
vertus, les autres mettent en garde contre ses vices. Mais qui connaît
exactement la matière ?
Pour confronter référendum et démocratie, nous sommes allés solliciter
un maître de la science politique outre-Atlantique. Il nous montre
que les différentes attitudes à l’égard du référendum renvoient à des
conceptions diverses de la démocratie. Mais il ne se prive pas de confronter
les arguments avancés à l’examen empirique des référendums effectivement
intervenus. Pour l’inventaire construit de la pratique, nous
nous sommes adressés à une jeune chercheuse qui fit de cet objet son sujet
de prédilection.
Ainsi introduit au mieux dans la variété référendaire, le voyage
peut enchaîner les étapes. Un regard internationaliste élargit l’horizon :
du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes le référendum semble l’instrument
le plus adapté, et la France le pratiqua, plus que les autres États.
En s’attachant aux référendums négatifs, on rappelle à tout le moins que
le résultat ne va pas toujours de soi. En étudiant les référendums consultatifs,
on réfléchit autrement sur la manière de faire intervenir le peuple.
Les débats sous la Ve République ont beau avoir été ou être encore
assez riches, un de nos constitutionnalistes les plus attachés au référendum
nous explique en quoi ils passent à côté de l’essentiel. Et l’un de ses
collègues qui a publié, peu avant la parution du présent numéro, un livre
sur le même sujet enfonce le clou à propos de l’extension du référendum.
Après ces réflexions thématiques, le lecteur pourra attaquer les
monographies qui devraient à leur tour beaucoup lui apprendre. Parce
que les expériences suisses, italiennes et américaines nous offrent une infinité
d’informations et de leçons. Parce que la brève, mais peu connue,
expérience française en matière municipale permet d’intéressantes suggestions.
Et, puisqu’il faut savoir terminer un numéro de revue, notre
doyen toulousain prend parti avec véhémence. A charge pour le lecteur
de continuer la réflexion, et de relire tel ou tel article qui mérite bien que
l’on y revienne à plusieurs reprises.
Chacun l’aura compris. Il aura fallu près de vingt ans à Pouvoirs
pour enfin consacrer le thème d’un de ses volumes au référendum. C’est
assurément trop. Mais au moins peut-on, sans hypocrisie, être satisfait des
pages enfin imprimées à ce propos.
OLIVIER DUHAMEL
Pour citer cet article : http://www.revue-pouvoirs.fr/Le-referendum-Introduction.html
Olivier DUHAMEL - Les juges - introduction
Pouvoirs n°74 - Les juges - septembre 1995 - p.5
« Le juge reste une question politiquement incorrecte n’ayant toujours
pas acquis la pleine dignité démocratique », écrit Antoine Garapon dans
l’article introductif du présent numéro de Pouvoirs. Raison de plus pour la
poser. Ce devoir d’impertinence, il convient d’ailleurs de le prolonger à
l’égard du juge lui-même, comme le fait à sa manière historique Robert
Badinter et, sur le mode psychanalytique, Daniel Soulez Larivière. Il faut une
grande insensibilité à l’autre pour faire un juge, affirme crûment notre avocat
iconoclaste. La nécessité des réflexions qui suivent dépasse de beaucoup
notre souci de contribuer à l’intelligence de l’actualité, ô combien judiciaire !
Elle part du fait, souligné par le juge Alain Renaut, que l’emprise de plus en
plus grande de la justice sur la vie collective est un des faits majeurs de notre
fin de siècle. La judiciarisation touche toutes les sociétés démocratiques.
Il nous faut donc apprendre à penser autrement le juge. Nul ne peut plus
sérieusement soutenir qu’il ne soit que l’oracle de loi. Comment contenir un
pouvoir aussi émancipé ? Question de principe et question pratique. A la première,
Pierre Bouretz répond par l’idéal de justice, horizon nécessaire de l’institution
judiciaire. Pour la seconde, Daniel Ludet propose de reprendre le problème
de la responsabilité du juge et suggère, entre autres, de mettre fin au
secret qui recouvre encore chez nous les sanctions disciplinaires. Thierry S.
Renoux revient sur les récentes modifications de la Constitution, qui prennent
partiellement acte de la nouvelle place du juge dans notre système politique.
Reposer la question du juge, mais aussi tenter de mieux le connaître : tout
le monde sait que la profession s’est féminisée, mais beaucoup ignorent encore
à quel point sa formation a été transformée par la création, somme toute
récente, de l’École nationale de la magistrature. Anne Boigeol insiste à juste
titre sur ces mutations, tandis que Mireille Imbert-Quaretta analyse
l’extrême multiplication des missions confiées à un juge pourtant de plus en
plus solitaire pour les exercer. Le développement de la justice de proximité
offre probablement la solution la plus efficace pour remédier non seulement
à l’embouteillage des juridictions mais aussi à l’écartèlement mentionné.
Hubert Haenel plaide ici pour cette voie qui lui est chère. Ces considérations
d’intérêt général ne doivent pas faire oublier l’importance de la carrière et les
moyens de la réussir. François Colcombet nous les dévoile.
Nous avons délibérément limité le présent numéro à la France, tant les
problèmes étaient déjà d’importance. Mais les auteurs ne se sont heureusement
pas privés de remarques comparatives, et Jean-Pierre Royer a bien
voulu clore ce numéro par des données grâce auxquelles chacun pourra élargir
son regard.
OLIVIER DUHAMEL
Pour citer cet article : http://www.revue-pouvoirs.fr/Les-juges-introduction.html
Olivier DUHAMEL, Claude KLEIN - Israël - Introduction
Pouvoirs n°72 - Israël - janvier 1995 - p.5
Depuis la célèbre poignée de main de Washington entre Itzhak
Rabin et Yasser Arafat (13 septembre 1993), Israël est plus que jamais au
centre de l’actualité internationale. Les événements s’y précipitent : la
mise en place de l’autonomie palestinienne prépare sans doute le futur
État palestinien. Elle s’accompagne de la signature d’un traité de paix
avec la Jordanie alors que de l’irréductible Syrie parviennent les premières
rumeurs de négociations et de traité de paix. Plus que jamais il
convenait donc de présenter un tableau d’ensemble de la culture politique
et juridique de ce pays. La difficile mise en place d’une constitution
écrite et la défense des droits pendant la période intermédiaire, l’imbroglio
religieux, l’extraordinaire pouvoir du juge, le poids de la proportionnelle
intégrale, la question de l’extrémisme politique, l’attitude des
partis politiques face au processus de paix : autant de sujets complexes
présentés ici par des universitaires français et israéliens, dans un esprit
libre et critique. A ces articles vient s’ajouter le point de vue d’un auteur
palestinien sur la minorité arabe israélienne.
La démocratie israélienne apparaît ainsi en transition, comme si elle
se plaçait sur la voie de la normalisation. Ainsi, à l’image de cette normalisation
de ses relations avec ses voisins, le système politique cherche
à se construire sur de nouvelles bases, plus équilibrées. La future élection
du Premier ministre au suffrage universel (à partir d’octobre 1996) – à
défaut de l’abandon de la proportionnelle intégrale –, l’organisation
prochaine d’un référendum sur l’avenir du plateau du Golan – une
grande première constitutionnelle - ne sont pas sans rappeler au lecteur
français certains des éléments qui marquèrent le passage de la IVe à la
Ve République (y compris la fin de la guerre d’Algérie). Certes, cet État
conserve ses particularités et la société israélienne ses particularismes
sinon ses bizarreries, mais une ère nouvelle s’ouvre, à la veille de laquelle
il convenait de faire le point. D’autant que nombre des problèmes soulevés
se retrouvent dans notre démocratie, et quelques autres.
OLIVIER DUHAMEL CLAUDE KLEIN
Pour citer cet article : http://www.revue-pouvoirs.fr/Israel-Introduction.html
Interview de Pierre LELLOUCHE par Olivier DUHAMEL - La découverte des fonctions de député
Pouvoirs n°69 - Europe, de la Communauté à l’Union - avril 1994 - p.157-172
Pour citer cet article : http://www.revue-pouvoirs.fr/La-decouverte-des-fonctions-de.html
Philippe ARDANT, Olivier DUHAMEL - Qui gouverne la France ? - Introduction
Pouvoirs n°68 - Qui gouverne la France ? - janvier 1994 - p.5
Le premier numéro de Pouvoirs publié aux Éditions du Seuil
cherche à préciser Qui gouverne la France ? Dix auteurs répondent,
chacun analysant une institution ou un problème et tous dénonçant
au passage quelques idées trop vite reçues. Les descendants des
Gaulois ne sont pas ingouvernables, mais notre peuple est parfois mal
gouverné et a toujours du mal à se gouverner. Le président est tantôt
tout, tantôt presque rien, Matignon fait toujours, à peu près tout,
même hors cohabitation, la majorité parlementaire est, en toute
hypothèse, rudement gouvernée, Bercy dispose de multiples pouvoirs
mais aime obéir. Le poids des cabinets n’a cessé de s’étendre, au
détriment de l’administration. Celui des juges aussi, mais pour
contribuer au gouvernement du Droit, caricaturé en Gouvernement
des juges. La contrainte économique est une fabrication politique
pour masquer les débats et éviter les arbitrages. La contrainte médiatique
n’est pas là où on la voit, la République des médias est parfois
ridicule mais sûrement plus ouverte qu’on n’aime à le dire. Quant à
l’élite qui gouverne le pays, de Birnbaum à Bourdieu on a su dire
combien elle était fermée. Et cette idée bien établie n’est malheureusement
pas démentie. PHILIPPE ARDANT OLIVIER DUHAMEL, directeurs-fondateurs de Pouvoirs
Pour citer cet article : http://www.revue-pouvoirs.fr/Qui-gouverne-la-France.html
Olivier DUHAMEL - Une démocratie à part
Pouvoirs n°126 - La Ve République - septembre 2008 - p.17-26
La Ve République est un régime à part, nul ne le conteste, les uns pour
s’en louer, au nom de l’originalité française, les autres pour le regretter,
comme une anomalie. Encore faut-il préciser cette spécificité. Notre type
d’organisation du pouvoir présente une multitude d’apparences, toutes
complétées d’un grain de réalité, emprunté aux principaux régimes, parlementaire,
présidentiel, semi-présidentiel. Il relève en vérité d’un genre
nouveau, le présidentialisme démocratique, très présidentialiste, pas assez
démocratique.
Abstract
Pour citer cet article : http://www.revue-pouvoirs.fr/Une-democratie-a-part.html
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