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Nicolas MOLFESSIS - Les lois domestiques
Pouvoirs n°130 - L’état des libertés - septembre 2009 - p.81-95
Classiquement, le droit ne pénètre guère l’intimité du foyer : censé régir les
rapports sociaux, sa place naturelle est à l’extérieur, hors la sphère domestique.
Mais, au nom du bien-être et de la sécurité, l’État-providence s’immisce
de plus en plus dans l’éducation, la santé, les loisirs, le repos ou la sûreté,
et donne prétexte à la loi de pénétrer les foyers. Témoignant ainsi d’une
défiance croissante envers les individus, la législation domestique marque une
publicisation de la question du bien individuel : l’État se trouve en charge de
définir ce qui est bien pour l’individu ; il se substitue à ses choix.
Abstract
Pour citer cet article : http://www.revue-pouvoirs.fr/Les-lois-domestiques.html
Nicolas MOLFESSIS - La résistance immédiate de la Cour de cassation à la QPC
Pouvoirs n°137 - La question prioritaire de constitutionnalité - avril 2011 - p.83-99
Dès son entrée en vigueur, la Cour de cassation a marqué sa défiance à
l’encontre de la QPC. Ses premières décisions expriment la réticence des
magistrats de l’ordre judiciaire à admettre le contrôle de la loi en vigueur ;
elles manifestent aussi le fait que, globalement, la Cour de cassation ressent
la QPC comme une forme de concurrence, d’autant moins bienvenue que
le Conseil constitutionnel n’a pas la légitimité de l’institution du quai de
l’Horloge. Les marques d’hostilité de la Cour de cassation ont à leur tour
provoqué des réactions, parfois vives, sinon brutales. L’année 2010 restera,
sous cet aspect, une année de déchirements institutionnels, de querelles doctrinales
et prétoriennes sans équivalents, au risque d’une véritable rupture
entre la Cour de cassation, une partie de la doctrine, le Conseil constitutionnel
et le Parlement.
Abstract
Pour citer cet article : http://www.revue-pouvoirs.fr/La-resistance-immediate-de-la-Cour.html
Nicolas MOLFESSIS - L’irrigation du droit par les décisions du Conseil constitutionnel
Pouvoirs n°105 - Le Conseil constitutionnel - avril 2003 - p.89-102
L’essor du contrôle de constitutionnalité s’est assurément traduit par une
influence croissante des décisions du Conseil constitutionnel sur l’ensemble
du système juridique. Les manifestations de cette influence sont diverses,
qu’elles opèrent en amont, au stade de la préparation des textes, ou en aval,
devant les juges ordinaires. Mais l’important est de constater que le système
juridique est loin d’être parfaitement adapté à cette influence croissante, de
telle sorte que l’irrigation des décisions du Conseil constitutionnel reste
imparfaite. À l’évidence, une évolution du système juridique est nécessaire,
afin de permettre son adaptation à cette nouvelle source de droit.
Abstract
Pour citer cet article : http://www.revue-pouvoirs.fr/L-irrigation-du-droit-par-les.html
Nicolas MOLFESSIS - Loi et jurisprudence
Pouvoirs n°126 - La Ve République - septembre 2008 - p.87-100
L’étude des rapports de la loi et de la jurisprudence constitue assurément
l’un des thèmes favoris de la doctrine française. Ouverte aux publicistes
autant qu’aux privatistes, aux théoriciens du droit comme aux praticiens,
la réflexion sur leurs relations s’offre comme un objet inépuisable. 1958 ne
constitue pas une date charnière dans les relations de la loi et de la jurisprudence.
Toutefois, en cinquante ans, leurs rapports se sont profondément
bouleversés. Le déclin de la loi et les mutations de la jurisprudence ont
entraîné un bouleversement de leurs relations et ouvrent sur une nouvelle
ère dans notre système juridique. Dans cette même période, l’avènement
et l’essor du contrôle de constitutionnalité ont conféré à la Constitution
un rôle nouveau. Dans ce contexte de constitutionnalisation du droit, elle
est devenue un acteur des relations de la loi et de la jurisprudence.
Abstract
Pour citer cet article : http://www.revue-pouvoirs.fr/Loi-et-jurisprudence.html
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