Jean-Louis QUERMONNE - Le spectre de la technocratie et le retour du politique
Pouvoirs n°69 - Europe, de la Communauté à l’Union - avril 1994 - p.7-22
L’objectif politique des « pères fondateurs » de la construction européenne
ayant été progressivement occulté par sa dérive économique et technocratique,
il n’est pas étonnant que le débat autour du traité de Maastricht ait
déconcerté une large part de l’opinion publique et une frange de la classe politique. Il reste que l’une des raisons d’être du traité est de renforcer la
dimension politique de l’Union et d’amorcer la démocratisation de la
méthode communautaire. Plusieurs voies sont ouvertes, aujourd’hui, pour
accélérer le recul de la technocratie et le retour du politique. Elles opposent
et associent la stratégie de la coopération des États et celle de l’intégration.
Au-delà des réformes institutionnelles programmées en 1996, elles auront
tendance à se focaliser autour du difficile problème de la présidence de
l’Union.
Abstract
Pour citer cet article : http://www.revue-pouvoirs.fr/Le-spectre-de-la-technocratie-et.html
Jean-Louis QUERMONNE - La « mise en examen » des cabinets ministériels
Pouvoirs n°68 - Qui gouverne la France ? - janvier 1994 - p.61-75
Les cabinets ministériels constituent une manifestation de l’« exceptionnalité
» française. Leur prépondérance répondrait à la volonté de protéger les
administrations contre les pressions intempestives du monde politique et
des groupes d’intérêt. De nombreuses critiques sont formulées contre les
cabinets, leur cloisonnement entre le ministre et ses services, leur précarité,
leurs méthodes de travail, leurs systèmes de nomination et l’immunité de
certains de leurs membres. On peut légitimement s’interroger sur la capacité
du pouvoir politique à réformer le fonctionnement des cabinets ministériels
où se mélangent trop souvent administration et politique.
Abstract
Pour citer cet article : http://www.revue-pouvoirs.fr/La-mise-en-examen-des-cabinets.html
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