Marc SADOUN - Faut-il être compétent ?
Pouvoirs n°120 - Voter - janvier 2007 - p.57-69
Contestant le principe de compétence politique qui est au fondement du
modèle démocratique, les théories élitistes opposent le citoyen accompli doté
de toutes les ressources nécessaires à la compréhension des questions politiques
et l’individu sans qualité défini par son incapacité à traiter correctement les
mêmes questions. À cette lecture ordonnée de l’espace politique on peut opposer
l’idée d’une continuité entre pensée commune et pensée savante, et s’interroger
en définitive sur la pertinence du concept même de compétence.
Abstract
Pour citer cet article : http://www.revue-pouvoirs.fr/Faut-il-etre-competent.html
Marc SADOUN - Opposition et démocratie
Pouvoirs n°106 - L’opposition - janvier 2004 - p.5-22
Trois points, que l’on ne peut dissocier, sont ici abordés : l’organisation
du droit des minorités, la régulation de la discussion, la conception libérale
du principe de vérité. La forme toute particulière que prend la question de
la vérité dans ces régimes tient à la place centrale qu’ils laissent à l’échange
et à la confrontation des opinions qui, elle-même, ne peut se concevoir sans
reconnaissance du droit de tout individu et de tout groupe à prendre part
à la compétition électorale et à défendre ses positions entre deux élections. Le
libéralisme n’échappe certes pas à la recherche de l’unité, mais il fait de celleci
le produit de la rencontre et de la confrontation des opinions ; il place le
consensus au terme du débat et, par ce trait, il se distingue radicalement des
régimes qui ordonnent le temps du politique sur le seul principe de l’Un.
Abstract
Pour citer cet article : http://www.revue-pouvoirs.fr/Opposition-et-democratie.html
Marc SADOUN - L’individu et le citoyen
Pouvoirs n°94 - L’État-providence - septembre 2000 - p.5-17
L’État-providence qui s’attache à préserver une égalité minimale et à
reconstituer le lien social doit pourtant s’accommoder de l’exclusion et se
résoudre à distribuer sans retour des compensations financières. Il n’assure
pas ainsi la compétition organisée entre l’électeur et l’élu sur laquelle repose
la démocratie représentative. Mal accordé par ce trait à la tradition libérale,
il contrevient aussi aux principes du républicanisme qui postule une citoyenneté
active. Traitant avec l’individu plus qu’avec le citoyen, il conforte les
dysfonctionnements de la démocratie d’opinion.
Abstract
Pour citer cet article : http://www.revue-pouvoirs.fr/L-individu-et-le-citoyen.html
Marc SADOUN - Une République sans frontières
Pouvoirs n°126 - La Ve République - septembre 2008 - p.133-142
Parce que la Constitution de 1958 conçoit de manière originale les rapports
du peuple et de ses élites et parce que ce modèle continue aujourd’hui
encore d’inspirer ces dernières, la Ve République ne sait pas bien respecter
les frontières entre le public et le privé, la majorité et l’opposition, l’exécutif
et le Parlement. Plus que les autres encore, elle aspire à recomposer et
à unifier. Plus que les autres, elle a peur du conflit.
Abstract
Pour citer cet article : http://www.revue-pouvoirs.fr/Une-Republique-sans-frontieres.html
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