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Vincent de Coorebyter

Principaux partis et dernières élections en Belgique

Si l’on excepte de petites formations, représentant notamment la gauche radicale, la Belgique ne possède pas de partis nationaux : chaque tendance est représentée par deux partis totalement autonomes, un flamand et un francophone, qui ne concourent aux élections que dans leur propre région linguistique et à Bruxelles.

Les deux partis socialistes sont le sp-a du côté flamand et le ps du côté francophone. Les deux partis libéraux sont l’Open VLD du côté flamand et le MR (Mouvement réformateur) du côté francophone. Mais le MR compte dans ses rangs, outre sa composante libérale qui est de loin la plus importante, un parti, le FDF, dont la priorité est la défense des droits des francophones à Bruxelles et dans la périphérie.

Les deux partis issus de la tradition chrétienne sont le CD&V (ex-CVP) du côté flamand, qui a conservé sa référence chrétienne explicite, et le CDH (Centre démocrate humaniste, ex-PSC) du côté francophone. Enfin, l’écologie est représentée par Groen ! du côté flamand et par Écolo du côté francophone.

Outre la Ligst Dedecker, dissidence droitière et populiste des libéraux flamands, dont le rôle est marginal, la Flandre compte deux partis nationalistes : la n-va, héritière de la Volksunie, qui allie un programme de droite à un projet d’indépendance à moyen terme ; et le Vlaams Belang (VB, ex-Vlaams Blok), parti xénophobe qui prône la scission immédiate du pays.

L’extrême droite francophone étant marginalisée, et la droite radicale représentée par une formation instable, le Parti populaire, il faut encore signaler l’existence d’un parti francophone, le rwf, qui prône le rattachement de la Wallonie et de Bruxelles à la France, mais dont les scores restent très faibles.

Les élections fédérales du 13 juin 2010 ont vu presque tous les partis reculer, et certains sévèrement, au profit de deux grands vainqueurs : d’une part la N-VA, qui a obtenu environ 30 % des voix flamandes, très loin devant tous les autres partis (son meilleur résultat était de 13 % en 2009) ; d’autre part le PS, qui devance encore davantage tous ses concurrents avec près de 38 % des voix en Wallonie. PS et N-VA jouent donc un rôle clé dans toutes les négociations d’après-scrutin. Leur face à face résume à lui seul une des difficultés politiques que rencontre la Belgique, à savoir la coexistence d’un paysage politique flamand marqué à droite et d’un paysage politique francophone marqué à gauche.

Référence électonique : Vincent de Coorebyter, "Principaux partis et dernières élections en Belgique". Consulté le 17-10-2021 sur le site de Pouvoirs, revue française d’études constitutionnelles et politiques. URL : https://www.revue-pouvoirs.fr/Principaux-partis-et-dernieres,2068.html

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